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Environnements & domaines spécialisés

Ce contenu est une ébauche et ne sera pas inclus dans la version de production.

Un automate industriel qui tourne depuis quinze ans n’a jamais été pensé pour recevoir un correctif de sécurité, et personne ne va l’arrêter pour en installer un : la chaîne de production qui en dépend coûte trop cher à l’arrêt. C’est tout le paradoxe de l’OT et de l’ICS : les principes de sécurité qu’on applique ailleurs sans discuter se heurtent ici à une contrainte de disponibilité qui passe avant tout le reste, normes dédiées à l’appui (IEC 62443 en tête).

L’IoT pousse la même logique à un autre extrême : des objets contraints en énergie, en calcul, en mémoire, avec un cycle de vie qui dépasse largement celui du fournisseur qui les a conçus. Un capteur oublié dans un coin de réseau depuis cinq ans, jamais mis à jour, jamais inventorié : ce n’est pas une exception, c’est la norme du secteur.

Chaque domaine spécialisé ajoute sa propre contrainte : l’automobile et l’aéronautique, où une panne devient un risque physique immédiat ; les télécoms, où l’itinérance et l’interconnexion entre opérateurs créent des surfaces de confiance qu’on ne maîtrise qu’à moitié ; le mainframe, grand oublié qu’on continue de faire tourner parce que le réécrire coûterait une fortune et que personne n’ose y toucher.

La santé et la finance ferment la marche avec la même leçon, déclinée différemment : un dispositif médical connecté ou une transaction bancaire n’ont pas droit à l’erreur, et les contraintes réglementaires qui les entourent existent précisément parce que quelqu’un, un jour, en a payé le prix.